Soulever, s’asseoir, se pencher – Maintenir la posture

Soulever, s’asseoir, se pencher – Maintenir la posture

Un système musculo-squelettique sain exige un équilibre entre la charge et le soulagement. Mais notre façon de bouger et de travailler dans la vie quotidienne correspond rarement à un tel équilibre. De plus, il peut y avoir des facteurs de stress psychologique et des prédispositions génétiques défavorables. Alors, que pouvez-vous faire si vous voulez porter votre dos et votre système musculo-squelettique tout au long de votre vie sans aucun problème ? Dans la plupart des cas, “beaucoup d’exercice” ne suffira pas. Il est préférable d’adopter une posture douce pour le dos lors de tous les mouvements – debout, assis ou couché.

Le problème avec la posture droite
Afin que nous puissions nous tenir debout et nous asseoir droit, notre corps sollicite presque constamment les muscles de soutien. Les muscles du mouvement, qui ne sont nécessaires que pour certaines tâches et donc moins sollicités, agissent comme des adversaires. Il en résulte des déséquilibres musculaires qui peuvent entraîner des problèmes de dos. Si un muscle est trop faible pour une certaine tâche, le corps active les muscles auxiliaires qui, cependant, influencent défavorablement le système articulaire. Une colonne vertébrale tout aussi mobile est également cruciale. Si, par exemple, une section est bloquée, c’est-à-dire qu’elle est inamovible, les zones voisines doivent faire plus de travail et sont donc plus usées. Ces déséquilibres musculaires et ces restrictions de mouvement se manifestent par des dysfonctionnements et des malpositions.

La vie de tous les jours oblige à adopter une posture malsaine
La vie de tous les jours nous oblige à adopter des mouvements et des positions qui exercent une forte pression sur nos os, nos articulations et nos ligaments sans un bon corset musculaire. Plus la puissance musculaire est disponible et utilisée, moins le système articulaire est sollicité. C’est le cas, par exemple, de la colonne cervicale, qui n’est protégée que par quelques muscles. Néanmoins, c’est précisément ce domaine qui est beaucoup déplacé. En lisant, à l’ordinateur, en cuisinant et dans bien d’autres activités, nous avons l’habitude de tenir notre tête trop en avant et de trop plier la colonne thoracique. Par conséquent, les muscles de notre cou sont constamment soumis à un stress excessif. En même temps, nous tendons les muscles qui soulèvent les épaules et négligeons ceux qui tirent les épaules vers le bas. Le résultat est que les muscles se contractent.

Il faut apprendre à s’asseoir en position verticale.
En position assise, il y a une posture de repos et une posture droite. En position de repos, le bassin est incliné vers l’arrière, l’ensemble de la colonne vertébrale ressemble à un grand C. La tête est donc trop en avant, ce qui renforce encore davantage un cou courbé vers l’avant. Dans une posture droite et musclée, le bassin est incliné vers l’avant. Les muscles du dos étirent le haut du corps et la poitrine est relevée.

Pour faciliter la posture verticale, il y a quelques astuces :

Enroulez une grande serviette et placez-la sur le siège. Asseyez-vous dessus de façon à ce que le cartilage du siège soit placé exactement sur ce rouleau. Les cartilages des sièges sont les os que vous sentez lorsque vous vous asseyez sur vos mains. Cela facilite l’érection du bassin. Une cale de siège que les magasins proposent pour le mobilier de bureau et les volets en mousse sert le même objectif. Pour soutenir l’érection du bassin, un petit oreiller ou une serviette enroulée au niveau de la colonne lombaire aide. Le commerce propose également des rembourrages de ce type pour le rééquipement de sièges d’auto, par exemple.

Tout dépend du changement de posture
Il n’y a pas de position qui peut être maintenue pendant des heures sans muscles rebelles ou la colonne vertébrale ; ceci s’applique également à la position assise. S’asseoir avec la colonne vertébrale à l’esprit signifie changer de position et de posture fréquemment. Veillez à éviter des erreurs supplémentaires. Cela commence par la hauteur d’assise ; les deux pieds doivent pouvoir se tenir solidement au sol. Si le siège est trop bas, les cuisses sont trop hautes. Ceci incline encore plus le bassin vers l’arrière et rend le dos plus rond. Cela favorise une posture de repos qui sollicite la colonne vertébrale. Si les jambes ne peuvent pas être placées proprement sous la table, cela empêche également une position assise ergonomique.